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21 mars 2010

Le stress dans tous ses états !

Le stress est une réponse de défense à ce que nous identifions comme une agression. Il est émis par le cortex préfontal.
Le stress se déclenche si l'hypothalamus (notre cerveau "reptilien") détecte une situation de danger ou l'interprète comme telle. Car aujourd'hui, nous ne sommes plus capables de faire spontanément la distinction entre un danger de mort imminente et un simple désagrément dû à une contrariété.
Dans le monde animal, le stress est un mécanisme de défense et de survie. C'est un signal d'alarme qui déclenche un processus qui permet de faire face au danger.

En réalité, le stress développe non pas 1 mais 3 programmes qui se succèdent en fonction des événements :
la fuite, la lutte, l'inhibition.
Dans notre vie d'humain moderne, cela prend diverses formes. Le trac de l'orateur peut ainsi se muter en agressivité ou en découragement face à une intervention frontale et déstabilisante d'un auditoire ou encore se traduire par une tête qui se vide au lieu de chercher les réponses attendues lors d'un examen.

Etat de fuite :
Accélération préventive du cœur et de la respiration pour favoriser l'oxygénation des tissus, dilatation des vaisseaux pour permettre au sang de mieux irriguer les muscles, augmentation du tonus dans les jambes pour mieux courir, attention dispersée et regard fuyant pour mieux cerner les dangers et les issues possibles. La fuite est dominée par un sentiment de peur, d'insécurité, d'agression. Envie confuse que l'on ferait mieux d'être ailleurs dans les plus brefs délais.

Etat de lutte :
Si le programme de fuite échoue (on ne court pas assez vite ou on se trouve en situation sociale moderne où il est interdit, voire dévalorisant de fuir), se met en place le plan B : faire face au danger.
On se retourne contre l'agresseur pour le repousser et le dissuader. Cela se traduit par une focalisation du regard qui fixe l'autre dans les yeux pour connaître ses intentions, un ralentissement du cœur et de la respiration et un déplacement de la tension dans le cou et les mâchoires pour mordre et dans les bras et les mains pour taper.

Etat d'inhibition :
Si le rapport initial semble trop dissuasif pour fuir ou pour lutter (l'adversaire semble trop grand ou paraît plus fort que soi), il y a bascule vers l'inhibition qui se traduit par du découragement, de l'abattement, un sentiment d'infériorité.
La respiration est étouffée pour se faire silencieux (d'où la sensation d'oppression respiratoire), il y a constriction des vaisseaux sanguins pour économiser chaleur et énergie (d'où la sensation de froid), le cœur se ralentit, des spasmes peuvent survenir et la digestion se bloquer.

Ces 3 états d'urgences sont génétiquement programmés dans notre cerveau reptilien. Il est donc inutile de culpabiliser.
Mais tandis que le stress animal est d'origine externe, contextuelle et environnementale, le stress humain est d'origine interne et cognitif.
Il reste une manifestation reptilienne mais est devenu une coquille vide de sens, symptôme d'un conflit devenu interne.

1 commentaire:

code d'einstein a dit…

Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-29, THÉOREME DU STRESS.

LES ÉVÈNEMENTS RELIÉS AUX STRESS ? !

Cordialement

Clovis Simard